La corruption est un phénomène incontournable jusqu’à ce jour en République démocratique du Congo, que ça soit dans le secteur public tout comme privé, on en parle à la longueur des journées. Depuis des lustres, des multiples initiatives ont vu les jours pour essayer de mettre fin à cette pratique à noms variables selon le secteur. Chacun cherche à se justifier et légitimer cette pratique par un vocabulaire simple: tantôt rapport, bière, chèvre, motivation, transport, madesu ya bana, calportage, et autres vocabulaires que vous connaissez.
A Goma, plusieurs facteurs favorisent la corruption notamment la pauvreté, l’absence de l’autorité de l’état dans certains milieux, l’impuissance des instances judiciaires, la mauvaise volonté, l’environnement et l’inaction des autorités.
Des voix se lèvent chaque fois pour décrier ce phénomène, mais les promesses des autorités de mettre fin la corruption sans passer à l’action laissent qu’elle continue à prendre une autre allure. On se souvient encore de la promesse du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi de créer une commission de lutte contre la corruption qui tarde à prendre corps.
En milieu scolaire, certains parents disent ne pas accepter que leurs enfants échouent et reprennent la classe pourtant il y a un raccourcis qui s’appelle corruption, elle est sous plusieurs forme. Elle peut être morale, psychologique, matérielle et c.
« Moi je ne peux jamais accepter de payer une année scolaire deux fois pour mon fils élève, je suis en contact permanent chaque fin d’années avec le titulaire de la classe et de certains cours d’option, et pendant les examens je les contacte un en un avec un cadeau chacun en faveur de mon fils », s’est confié un parent à Congo sauti.
Un jeune étudiant après avoir fini ses études regrette avoir raté un travail, pourtant il avait réussi au test mais il n’avait pas des moyens financiers pour corrompre dans une entreprise.
« C’était dans une ONG où j’avais postulé a une offre, j’avais passé le test et réussi mais avant de me retenir définitivement, le responsable des ressources humaines m’avait contacté pour lui envoyer des crédits qui étaient supérieur a 100 USD. Je n’avais pas encore cet argent car je venais fraichement des études. C’est comme ça que j’avais raté le boulot pourtant j’avais réussi a tous les préliminaires », regrette Justin Kikandi
Dufina Tabu, activiste des droits de l’homme et promoteur de l’Association des volontaires du Congo ASVOCO estime qu’il faudrait que l’état congolais prenne ses responsabilités en punissant tous ceux-là qui s’adonnent à cette pratique et à majorer le salaire de ses agents.
« La corruption c’est partout, dans les institutions de l’Etat n’en parlons pas. Mais tout ça c’est parce que les corrupteurs et les corrompus ne sont pas punis, il faudrait que nos autorités prennent leur responsabilité, qu’elles appliquent la phrase tolérance zéro, que les cours et tribunaux punissent les fautifs mais aussi il faut dire, qu’on ajoute le salaire des agents de l’Etat aussi » a indiqué Dufina Tabu de l’ASVOCO
Des séances de sensibilisations sont organisées chaque fois à Goma contre la corruption mais, comme l’estiment certains analystes, elles n’apportent rien comme changement d’où proposent-ils de passer de la théorie a la pratique.
Fidèle Kitsa





