Société

Nord-Kivu : L’insécurité et le vol battent leur plein en territoire de Nyiragongo

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La situation sécuritaire demeure alarmante dans plusieurs territoires de la province du Nord-Kivu, si ce ne sont pas des rebellions locales, ce sont des groupes armés étrangers qui règnent en maitre dans ces contrées rendant ainsi la vie difficile à la population aborigène.

Dans le territoire de Nyiragongo il y a quelques jours, la société civile avait alerté sur la présence des hommes en armes dans certains groupements tracassant les paysans qui se dirigaient aux champs.

A Kibati, village situé à une dizaine de kilomètre de la partie nord de la ville de Goma, les champs sont envahis le jour comme la nuit par des hommes munis d’armes blanches et armes à feu qui n’hésitent pas de voler les cultures de paysans.

La conséquence en est que la famine est en train de prendre une autre allure dans cette partie, les populations paysannes ne ressentent plus aucune envie d’exercer les activités champêtres, car elles savent d’avance que leurs récoltes seront volées à quelques jours de la récolte.

Quand l’insécurité fait loi, c’est la famine qui s’invite

Tumaini Musafiri est un habitant de Nyiragongo, ayant abandonné ses études suite à la pauvreté et misère il y a environ 5 ans. Pour nouer les deux bouts, il a dû se livrer aux activités champêtres. Les champs c’est son gagne-pain. Aujourd’hui il n’exerce plus convenablement ses activités. Il craigne que sa récolte revienne à un groupe de gens. Au lieu que ses efforts soient réduits en néant, il préfère rester à la maison sans rien faire.

Beaucoup d’habitants de ce territoire ne cultivent plus, ils sont découragés et ceux qui cultivent ne récoltent presque rien vers la moisson, cette situation d’insécurité générale cause la famine non seulement ici mais aussi à Goma, car les marches ne sont plus approvisionnés en cultures vivrières provenant de Nyiragongo.

« Je suis conscient que je cultive pour les voleurs, je sais qu’ils vont venir voler mais plutôt que rester à la maison sans rien faire, comme je ne peux pas vivre sans ma houe, c’est mon gagne-pain » nous a raconté Sibomana Banyanga, père d’une famille de 5 enfants.

Les habitants du territoire de Nyiragongo disent être en train de vivre l’enfer sur terre et demandent aux autorités de leur venir en aide car selon eux «Il n’y a pas de paix ni de développement sans la sécurité.»

Kitsa Tukinalwa

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