«Les défauts de la démocratie congolaise, à la congolaise »: Un pamphlet de Magloire Paluku

«Les défauts de la démocratie congolaise, à la congolaise »: Un pamphlet de Magloire Paluku

La démocratie ne devrait pas être un système des Congolais. Sans une bonne idéologie et sans une maturité politique, depuis 1955,nous avons hérité les tempéraments de nos pères de l’indépendance et les réflexes de nos héros. Le Congolais se sent mieux et devient éloquent que quand il maudit son pays. Le Congolais invente des vocables et néologismes pour jeter de l’anathème sur son pays. Le pays qu’il veut léguer à ses enfants, il le condamne dans la malchance ,le soumet dans aléatoire et la superstition, au nom de la démocratie !

De l’immaturité

Les pères des Indépendances Africaines étaient des colonisés devenus des évolués seulement à la veille de leurs souverainetés. Ils nous ont légué leurs revendications assez prématurés et revanchardes. Ils nous ont fait croire que, remplacer les colons était notre salut ,sans savoir que faire des acquis de ces indépendances. Des leaders semi-lettrés sont allés en conférences et tables rondes en face des professeurs des universités, qui ont tout caricaturé, ne voulant pas laisser les gloires des colonies.

Les hommes de paille

Voici 59 ans que la RDC est dirigée par les hommes dépendants de l’occident avec un peuple aveuglé dans une éducation scolaire des pastiches. Nos hommes politiques, même élus par les populations Congolaises sont d’abord légitimés par les Etats-Unis, par les Nations-Unies, par l’union Européenne, reconnus par les institutions internationales et ; communiqués dans la presse internationale nourries par les multinationales. Ce qu’ils sont et ce qu’ils font, est toujours dicté de l’extérieur, sans obligatoirement satisfaire l’électorat !

La politique des déballages

Depuis les années Zaïre, sous le label de la Conférence Nationale Souveraine, le changement avait été dicté par la perestroïka de Michaël Gorbatchev, en mettant fin à l’empire URSS et la chute du mur de Berlin. Ce changement solidifié par le discours du président Français François Mitterrand à la Baule en Juin 1990, a bouleversé toute l’Afrique jusques aux rébellions actuelles, au nom de la démocratie ! Les politiciens Zaïrois (re)devenus Congolais ont réappris les injures, les débats houleux à sens unique, les accusations, les déballages, les contre-vérités avec une passion de fantastiques. La raison n’a pas toujours raison !

Un peuple désorienté et sans repère

La classe politique Congolaise aime un peuple sans position mais dont l’unique « position » est de l’idolâtrie. Les politiciens venus du néants, les politiciens par hérédité, les politiciens aux noms des familles, les politiciens riches, les politiciens des églises, les politiciens fils de…, les politiciens culturels à la fois comiques et atypiques ; se font des castes en face d’un peuple perdu. Pour lui c’est l’étranger qui est mieux que « at home » !

Il faut se libérer

« C’est ce qui vient de votre cœur que dit votre bouche », dit un adage moral. Il faut se libérer des malédictions écrites, parlées, imaginées, pensées …contre notre beau pays. Le Congo est un pays d’avenir et non du passé. Notre démocratie des médisances doit effacer ses défauts ; car personne ne laissera à sa postérité une nation hantée !

Magloire Paluku https://twitter.com/magloirepaluku?s=17