Goma : Le business en milieu scolaire se porte bien

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Les rôles premiers de l’école consistent en la formation et à l’éducation. Certaines écoles de Goma, loin de se limiter à ces missions traditionnelles, si elles se développent par des économats mafieux pour leurs travailleurs, alors elles se transforment alors en magasin où les écoliers et élèves doivent s’approvisionner aussi bien en fournitures et équipements scolaires, cantines, salons de coiffure, service de blanchisserie, etc. Les écoles semblent ainsi plus chercher le lucre que d’assurer la formation.

Déjà avant la rentrée de septembre, les parents commençaient à se plaindre. Pour inscrire un enfant dans un établissement scolaire, il faut de l’argent pour acheter la chemise, le pantalon ou la jupe et le tricot. Ces objets se vendent, obligatoirement à l’école à un prix cher que celui du marché.

« J’ai déboursé 18 USD pour acheter le tricot et l’uniforme de mon enfant de l’école primaire le jour de son inscription sans compter plus de 10 USD pour le cahier de communication et le journal de classe », se plaint Feza Neema, une maman commerçante au marché de Virunga, avant d’ajouter : « Je vends aussi des fournitures scolaires à un bon prix ici, mais j’ai été obligée d’aller acheter à l’école à un prix très cher. Nous qui vendons au marché, notre clientèle a baissé car les écoles se sont elles aussi inscrites dans le commerce en imposant aux parents leurs choix. »

À côté des équipements scolaires, c’est la question de transport en commun dans des bus dits scolaires qui dépoche les parents.

La tarification des courses mensuelles est largement supérieure au cout normal, nous a fait remarquer Amani Kambale: « Ma fille étudie dans une institution de la place. Les frais qu’elle dépense pour ses transports mensuels aller-retour de la maison à l’école, c’est le double de qu’elle devait dépenser si elle utilisait un bus normal. Mais avec le retard qu’encaisse un bus de transport commun, on est obligé de payer un tel abonnement exorbitant pour pas que l’enfant arrive en retard à l’école ».

À en croire, les écoles se cachent derrière une prétendue modernité pour exercer des activités lucratives. Tout est facturé à l’école, même les frais d’études, quantile jusqu’à imposer un salon de coiffure pour tous les élèves et écoliers qui fréquentent ladite école. On n’est pas loin du commerce dans cet état des choses.

Les écoles devaient se limiter à donner de l’éducation et de la formation. Et même lorsque, pour des besoins d’esthétique et de modernité, elles décident de fournir elles-mêmes certaines prestations, elles ne doivent pas imposer la souscription à ces prestations ou encore, elles doivent les fournir à un prix concurrentielle et compétitif.

Isse Sivamwanza Albert

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