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«Il est très urgent que le bureau de la procureur de la CPI agisse pour identifier les auteurs des massacres à Beni » Bâtonnier Dunia Joseph

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La procureure de la cour pénale internationale a eu des entretiens avec Joseph Dunia Ruyenzi, accrédité par l’AEP lors de la 18eme session de l’assemblée des états partis AEP de la cour pénale internationale à la quelle la société civile internationale a pris part sur la situation sécuritaire et celle liée aux crimes graves à Beni.

Depuis plusieurs années des morts sont signalés dans cette partie de la région a déploré le bâtonnier Joseph Dunia qui, a appelé le bureau de la procurer à agir dans l’urgence pour identifier et punir les auteurs de ces actes.

« Il est très urgent que le bureau du Procureur agisse afin que les auteurs soient identifiés, cessent et qu’ils soient immédiatement poursuivis. Des massacres sont continuellement perpétrés sur les civils, les femmes et les enfants contraints de vivre des tragédies inhumaines alors qu’ils ne sont pas impliqués dans les violences. L’action immédiate du bureau du Procureur se justifie par le fait que les crimes de Beni ont commencé depuis déjà plusieurs années et le gouvernement congolais n’a pas réussi à présenter à la justice les auteurs, les commanditaires ou les planificateurs de ces crimes. » estime cet éminent défenseur des droits humains et avocat, ancien bâtonnier du barreau du Nord-Kivu Joseph Dunia

Il a précisé qu’il n’existe pas de corrélation entre les groupes armés et les minerais de la RDC au risque de devenir un motif pour ne pas investir dans la construction d’un état de droit.

« Il n’y a pas de corrélation entre les groupes armés et les minerais congolais comme alibi d’empêcher le peuple congolais à jouir de leurs richesses minières et que les institutions internationales et les Nations Unies, au lieu d’investir efficacement dans la construction de l’État de droit, armée, police et infrastructures de base et des emplois, solutions de mettre fin aux groupes armés.» a-t-il fait savoir

Pour lui, «Les guerres dans la région des grands lacs africains autour des années 1990, les changements des régimes et déversements des armées étrangères sur l’Est du pays et les deux guerres 1996 et 1998 sont parmi les causes majeures pour lesquelles les Nations Unies ne sont pas moins responsables avec la RDC au niveau national, avec les États voisins au niveau régional et sa propre responsabilité des troupes déversées par sa demande, en 1994.»

Il a ensuite insisté sur le rétablissement total de l’autorité de l’État dans la partie Est de la RDC qui pour lui demeure une préoccupation majeure face à l’activisme des groupes armés congolais et étrangers depuis le années 1990.

Cet échange survient après celui de Kigali, du 29 au 31 octobre 2006 où Fatou Ben Souda et le bâtonnier Joseph Dunia étaient parmi les animateurs invités par les députés membres l’Alliance des Libéraux et Démocrates pour l’Europe, Pacifique, Afrique et Caraïbes (ALDEPAC) à la session sur la justice et réconciliation au Rwanda.

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