Entepreneuriat

Les savons liquides sont aussi produits à Goma, découvrez le parcours élogieux de l’entrepreneure Claudia Ngowa

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Claudia est une femme entrepreneure, propriétaire d’une entreprise individuelle à Goma. Elle fabrique les produits appelés  »Bonne maman » qui sont des savons liquides pour le nettoyage de la maison, lavage de vaisselles et de mains.

Native de Goma, ayant fait ses etudes secondaires à Kinshasa et graduée en planification régionale et nationale à l’Isdr grand lac et mère au foyer de deux enfants, Claudia remplit le profil d’un entrepreneur. Les femmes entrepreneures sont vraiment rares au pays, Claudia Ngowa en est une. Selon elle, le secret de la réussite dans l’entrepreneuriat c’est de faire le premier pas et de ne pas avoir peur de commettre les erreurs, car chaque erreur commise est une opportunité d’apprendre et d’être meilleur. Elle dit que c’est dommage qu’il y ait peu de femmes qui s’impliquent dans l’entrepreneuriat au pays.

Au début, la réussite semblait incertaine

Depuis son jeune âge, elle voulait avoir une autonomie financière. Elle avait au départ 3 robes qu’elle avait revendues à 250 dollars, somme considérée comme capital initial de son entreprise, avec cet argent, elle avait acheté les matières premières pour la fabrication de ses produits. Dans un monde en concurrence continuelle, son entreprise  »Lunoc Sarlu » a su s’imposer. Elle remercie ses clients qui trouvent satisfaction dans la consommation de ses produits. Sa stratégie est que le dosage de ses produits est à la portée de tout le monde.

« Vous pouvez commencer votre entreprise même avec un capital initial de 50 ou de 30 dollars, ce qui importe le plus c’est d’avoir la bonne idée et la pleine détermination. le développement de notre pays ne sera effectif que si une masse de gens s’impiquent dans l’entrepreneuriat.» message lancé par Claudia lance aux jeunes qui, souvent hésitent à entreprendre sous prétexte que leur capital de démarrage est insuffisant.

Elle définit l’entrepreneuriat comme une chaîne infinie dans laquelle l’argent circule et qui favorise le développement personnel, professionnel et économique.
Son ambition la plus chère c’est de voir son entreprise évoluer et s’imposer dans le marché concurrentiel. Elle indique que la RDC est un pays continent truffé d’opportunités. Elle poursuit en précisant que nous, Congolais sommes un peuple chaleureux, nous avons beaucoup de choses à donner et à recevoir, elle se sent indignée chaque fois qu’elle achète des produits où il est écrit made in Kenya ou in Rwanda, elle regrette le fait que même de petits produits comme l’allumette ou le cure dent sont importés. Elle dit qu’on pouvait tout fabriquer ici, ce qui nous manque n’est rien d’autre que l’initiative personnelle.

Son entreprise existe depuis longtemps.

De l’informel au formel, Claudia a réuni tous les documents nécessaires pour son entreprise.
Claudia, une femme déterminée et qui ne renonce pas à la réalisation de ses rêves.

Dans son état d’esprit elle se sent capable de tout. Le soleil est sa limite, elle peut percer autant qu’elle veut. Prête à relever tous les défis qui se présentent devant elle. Elle puise ses idées dans les livres. Elle prend pour Mentor Michel Obama.

Elle dit que la femme congolaise est trop longtemps restée dans le prototype. Elle veut sortir de la marginalisation mais elle ne se valorise pas elle-même. Elle ne veut percer d’elle-même. Elle pense que si le problème chômage perdure, c’est parce qu’on suit tous la ligne droite, elle pense qu’on devrait créer des écoles techniques.

Gustave Katsuva

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